Les plus hautes villes du monde

Je suis originaire de Haute-Savoie, un département français connu pour ces montagnes. Le plus haut sommet d’Europe occidentale: le Mont Blanc qui culmine à 4809 mètres s’y trouve. J’avoue, je tire parfois une certaine fierté mal placée d’avoir grandi dans un pays de montagnes. Un peu comme certains sont fiers d’appartenir à une terre de marins j’imagine (bien le bonjour amis Bretons). La montagne fait partie des paysages que j’affectionne et au milieu desquels je me sens chez moi.

Nous entamons une partie du voyage qui nous amènera à connaitre quelques-unes des villes les plus hautes du monde : Cusco, Puño, La Paz… respectivement 3398, 3819, 3639 mètres d’altitude. Pour comparer, la plus haute station-village d’Europe occidentale : Val Thorens est à 2300m d’altitude. Le plus haut village (habité par une trentaine de personnes) Juf en Suisse est à 2124m.

Maintenant nous sommes à Cusco, plus de 400 000 habitants vivants à 3400m. Je ne me sens soudainement plus si montagnard que ça… Surtout lorsque l’on planifie de faire des randonnées montant à 5000 mètres (la montagne arc en ciel).

Concrètement pour cette marche nous allons nous équiper de nos chaussures de randonnée « haute montagne » en gore tex avec l’intérieur fourré en poils de moutons double épaisseur pendant que les guides locaux qui nous accompagnerons seront équipés de sandales.

 

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Des chaussures? Pourquoi faire?

 

Comme vous pouvez le voir, nous faisons un peu de yoyo avec l’altitude.

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Et comme nous dépassons les 2500m je me suis penché un peu sur le mal des montagnes à travers l’article de revue, « review »  en anglais, suivant : Acute high-altitude sickness. Une « review » en science est une compilation des connaissances sur un sujet donné. Ces « review » évitent à la personne curieuse d’un sujet spécifique (moi) de passer des heures à lire et essayer de comprendre une multitude d’articles scientifiques qui sont très éloignés de ma spécialité. Très avantageux par exemple pour ceux qui s’intéresseraient à l’actuel débat sur les vaccins.

Mais je ne veux pas me faire taper dessus comme un certain Baptiste Beaulieu alors nous ne parlerons que du mal des montagnes. Sommairement, le fait de se retrouver à haute altitude et donc à une pression barométrique plus basse réduit la quantité d’oxygène disponible à chaque inspiration. Le corps à besoin de temps pour s’acclimater à ce changement.

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Parise I. Travelling safely to places at high altitude – Understanding and preventing altitude illness. Aust Fam Physician. 2017 Jun;46(6):380-384

 

Aussi si vous arrivez à Cusco par la voie des airs sans acclimatation préalable vous avez près de 50% de chances de connaitre le mal des montagnes. Soit quelques maux de tête, insomnies, nausées ou vertiges. Pour le prévenir : passer 2 nuits ou plus en altitude dans les 30 jours avant le voyage (ce fut notre cas, à Bogotá), repos les premières 48 heures à l’arrivée.

Concernant les remèdes locaux (je pense à la feuille de coca offerte dans presque tous les hôtels de Cusco) jusqu’à présent aucune étude n’a montré d’effet préventif.

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Ne pas passer la frontière avec ça 😉

 

Références :

Andrew M. Luks, Erik R. Swenson, Peter Bärtsch. Acute high-altitude sickness. European Respiratory Review 2017 26

Parise I. Travelling safely to places at high altitude – Understanding and preventing altitude illness. Aust Fam Physician. 2017 Jun;46(6):380-384.

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